
Réunion riverains carrière Delmarre le 10/12/2009
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Publié le mardi 23 mars 2010 à 06h00
MM. Dufresne et Amadis, de l'association Save, et Annette Rimbert, élue verte à Baisieux, ont incité les habitants à se regrouper pour agir.L'association hémoise SAVE (Sauvegarde et Amélioration du Cadre de Vie et de l'Environnement) de Hem, présidée par Jean-Claude Dufresne, a réuni une cinquantaine de personnes pour une soirée débat sur les antennes-relais vendredi.
Dès l'intitulé de la soirée, le ton était donné : « antennes relais, sommes-nous tous des cobayes ? », annonçait l'invitation. Dans la salle, c'est l'amer constat que font les riverains de ces fameux mâts de 30 ou 40 m qui ont poussé près de chez eux sans qu'ils soient prévenus.
C'est le cas d'habitants de Toufflers qui depuis plusieurs mois essaient de se mobiliser. « L'antenne a été installée, on a essayé de remuer ciel et terre, on a attaqué », explique Jérôme Larzul, le porte-parole des riverains. Mais c'est un peu la bataille du pot de fer contre le pot de terre.
Le documentaire diffusé en première partie de soirée datait de 2003. Il évoque les multiples soucis (maux de tête, problèmes de sommeil, maladies...) liés à la proximité des antennes. Et depuis ? Rien n'a vraiment changé. « Les études qui démontrent qu'il n'y a pas de problème sont financées par les opérateurs eux-mêmes, et les chercheurs qui expriment des doutes ou pointent des conséquences sur la santé ne sont plus financés pour leurs recherches » , accusent les militants de Save. Pas de contradicteur dans la salle. Dans le public, les gens déjà inquiets n'auront pas trouvé de quoi se rassurer. Ni sur les antennes, ni sur l'usage du téléphone lui-même, qui est quasiment plus dangereux, notamment pour les moins de 15 ans. « Organisez-vous en collectif, en association, a encouragé Annette Rimbert, même si c'est très compliqué de faire bouger les pouvoirs publics.On l'a vu à Tourcoing : le préfet a cassé la décision de ne plus installer de nouvelle antenne ». w
DELPHINE TONNERRE
Publié le samedi 06 mars 2010 à 06h00
Sur la tour du Docteur Roux qui doit être démolie, les trois antennes relais vont être elle aussi démontées. Et pas réinstallées.Question posée jeudi soir par Alain Vantroys (élu vert) lorsque le conseil a délibéré sur la déconstruction de la Tour du Docteur Roux. Car, sur le toit de ce bâtiment étaient installées, depuis des années, trois antennes relais.
À Hem, quatorze antennes relais sont implantées : sur le site Damart, au château d'eau... Et sur les tours dans les Hauts-Champs/Longchamp. Jeudi soir, c'est la Tour du Docteur Roux qui était visée. Car destinée à la démolition, dans le cadre du projet de rénovation urbaine dans le quartier. Le « hic » ? Elle héberge trois antennes relais.
Alain Vantroys a donc demandé ce que ces antennes allaient devenir. Laurent Pastour, adjoint aux travaux, a répondu : « Les antennes vont être démontées. Et Vilogia n'a pas donné d'autorisation pour une réimplantation. Et, nous n'avons reçu aucune demande d'opérateurs pour une autre implantation. » Mais le débat ne s'est pas arrêté là. Alain Vantroys a déclaré que des relevés d'ondes électro-magnétiques, « rue Denis Cordonnier côté Hem » avaient mis en avant des chiffres trois fois plus élevés que la norme. « C'est facile de faire peur aux gens », a rétorqué Laurent Pastour tout en précisant que sur les sites officiels il n'avait trouvé de pareils relevés. Pour le représentant des Verts, il ne s'agit pas de faire peur, mais plutôt « dans le cadre d'un risque, d'invoquer le principe de précaution. » Quant à savoir si la ville de Hem a été retenu par Lille métropole communauté urbaine dans le cadre des expérimentations consécutives au Grenelle des ondes ou pour la réduction des expositions, Alain Vantroys et le maire ne se semblaient pas vraiment être d'accord. w
A.P.
TOUFFLERS
Publié le jeudi 04 mars 2010 à 06h00
En fin de séance, Jérôme Larzul a pris la parole devant le conseil municipal au nom du collectif de riverains.Avec deux points à l'ordre du jour, la séance de conseil municipal aurait dû être expéditive mardi soir.
C'était sans compter sur l'intervention des riverains du Chemin de la Citadelle.
GILLES MARCHAL > gilles.marchal@nordeclair.fr
Le règlement est formel : à l'exception des élus, personne ne peut intervenir oralement pendant les débats du conseil municip al. Le collectif de riverains qui se bat contre l'installation d'une antenne de téléphonie mobile Chemin de la Citadelle a donc rusé en empruntant la voie - et la voix - de l'opposition pour faire passer ses messages et déplorer notamment le « manque de transparence et d'aide de la part de la mairie sur cette affaire ». « Pourquoi M. le maire n'a pas prévenu les riverains après avoir signé l'autorisation (ou plus exactement la non-opposition, ndlr) ? Pourquoi ne pas nous avoir soutenus lors de la réunion du 28 avec l'opérateur ? Pourquoi ne pas être intervenu auprès de la société Orange quand les travaux d'élévation ont commencé ? », a demandé le collectif.
Face à cette levée de boucliers, Guy Adyns s'est borné « à expliquer pour l'énième fois » qu'il ne relève pas de la compétence du maire d'autoriser ou non l'implantation d'une antenne-relais sur un terrain privé. « C'est la DDE (direction départementale de l'équipement) qui instruit le dossier. Nous avons émis un avis défavorable mais il a été jugé irrecevable. Nous ne faisons qu'entériner, nous n'avons pas d'autre choix que signer la non-opposition, cela se résume à ça. Je ne sais plus comment le dire », a-t-il asséné fermement à plusieurs reprises.
Une fois la séance suspendue officiellement, Jérôme Larzul est intervenu au nom de la vingtaine de riverains présents en mairie.
Des mesures indépendantes pour « rassurer » la population
Dans son réquisitoire, M. Larzul a notamment cité l'exemple du maire de Niergnies (près de Cambrai) « qui s'est battu contre une antenne Orange qui devait être mise en place sur un terrain privé. Comment le maire de Toufflers peut dire à ses concitoyens qu'il ne peut rien faire alors que dans le même département, un maire a obtenu de l'opérateur que l'antenne ne soit pas installée ? » Il a également demandé à M. Adyns d'exiger de l'opérateur de remettre en état les alentours du lieu d'implantation dégradé par les travaux et de délivrer une attestation d'innocuité de l'installation.
Pour finir le collectif a requis le vote d'un budget annuel « afin de réaliser des mesures en toute indépendance, sans devoir prévenir l'opérateur (...) pour rassurer la population ».
Visiblement agacé par l'entêtement du collectif, le maire a fini par proposer une solution visant à stopper le montage des antennes : « ne plus utiliser le portable » ! Inutile de préciser que les riverains ont quitté la mairie plutôt déçus.
« On ne lâchera pas l'affaire, a assuré Jérôme Larzul, on ira jusqu'au procès s'il le faut. »
mardi 25.08.2009, 04:47 - La Voix du Nord
Suite à des travaux de rénovation d'antennes relais dans une rue située entre Ronchin et Faches-Thumesnil, des habitants se sont réunis hier pour protester. Ils dénoncent le manque d'information et craignent une augmentation des nuisances visuelles, auditives et médicales supposées.
PAR THIBAUT SCHEPMAN
villeneuevedascq@lavoixdunord.fr PHOTOS LA VOIX
Hier, le quartier du chemin des Margueritois avait perdu son calme habituel. Dès le début des travaux sur les antennes relais situées sur les toits d'un foyer d'accueil pour personnes en difficulté, les habitants, inquiets, se sont réunis devant leurs maisons. « Depuis l'installation des antennes dans le quartier, on ne parle plus que de ça entre nous. Dès qu'on se croise, on finit par évoquer les antennes relais », raconte Laurence K, auteur d'une pétition contre les antennes qui a réuni 125 signatures dans le quartier en 2003.
Pas informés de la nature des travaux, les habitants craignaient hier que de nouvelles antennes fassent leur apparition. Il ne s'agit en fait que d'une rénovation. Six des douze antennes existantes vont être remplacées par trois nouvelles antennes tandis que la plateforme d'accueil supportant les pylônes sera rénovée.
« L'opérateur nous a certifié que la puissance des trois antennes n'excéderait pas celle des six anciennes. Nous avons demandé à recevoir les documents l'attestant. Il ne s'agit donc que d'un renouvellement », précise Xavier Thébault, directeur général des services de la mairie de Ronchin.
Le maire de Faches-Thumesnil, Nicolas Lebas, est lui aussi rassurant : « Il y a eu une bonne coordination entre les communes et nous n'avons aucune raison de penser que les émissions d'ondes électromagnétiques vont augmenter ».
Chez les riverains, l'inquiétude demeure. « Nous sommes victimes d'une pollution visuelle mais aussi sonore. Le vent qui souffle dans les pylônes nous empêche de dormir. Et nous sommes tous angoissés pour notre santé », s'inquiète Laurence K. De nombreux riverains établissent un lien direct entre leurs maladies, insomnies ou maux de têtes réguliers et l'installation des antennes. Ces nuisances pour la santé ne sont pas avérées scientifiquement mais suscitent beaucoup d'inquiétude. Appliquant le principe de précaution, les maires des deux communes concernés ont signé la charte des implantations de LMCU qui vise à améliorer l'entente entre maires et opérateurs autour des antennes.
L'initiative a permis d'éviter la construction de deux nouvelles antennes à Ronchin. Un moratoire gèle même toute construction sur le domaine public à Faches-Thumesnil en attendant des résultats scientifiques définitifs, Des résultats qui pourraient faire retomber une tension latente dans les quartiers concernés. •
Les ondes électromagnétiques traquées mercredi soir à l'espace Planquart mardi 23.02.2010, 05:08 - La Voix du Nord
Pierre Le Ruz : «des modifications cellulaires dans le sens de la cancérisation».

CHÉRENG
Une centaine de personnes, des élus, un expert européen et des volts/mètres à la volée : la réunion organisée par les élus écologistes de Baisieux sur les pollutions électromagnétiques a été menée à charge contre toutes les ondes qui envahissent notre quotidien. Antennes-relais, téléphonie mobile, télécommandes, Wi-Fi et autres technologies sans fils, sans oublier le micro-ondes, ont été passées au filtre du savoir scientifique et des hésitations politiques.
Le président du CRIIREM (1), Pierre Le Ruz, docteur en physiologie animale, expert en nuisances électromagnétiques et en radioprotection, avait fait le déplacement du Mans. Il a présenté une série d'études qui tendent à démontrer les dangers d'une exposition massive et régulière aux ondes électromagnétiques. Un décret de 2002 met la barre à 41 V/m. Pierre Le Ruz la met beaucoup plus bas : « 1 à 2 V/m, mais ce qu'il faut surtout éviter, ce sont les crêtes, les ondes atypiques... »
Il a évoqué des « modifications cellulaires qui vont dans le sens de la cancérisation ». Il a fustigé les autorités françaises et européennes, qui tardent selon lui à réagir et à prendre des mesures pour diminuer les risques d'exposition aux champs magnétiques de forte puissance. « Il suffirait d'implanter les antennes-relais à plus de 300 m des habitations, et d'inciter les consommateurs à acheter des téléphones mobiles à basse DAS (indice d'absorption spécifique de radiofréquences par l'usager). »
Il a ensuite évoqué l'étude européenne Interphone, qui devrait établir une relation de cause à effet entre les ondes électromagnétiques et certains cancers du cerveau : « C'est une étude qui traîne depuis six ans, on se demande si on va jamais publier ses conclusions ! »
L'adjoint de Tourcoing, Bernard Despierre, a ensuite raconté son combat contre l'implantation d'antennes-relais au coeur même de la ville de Michel-François Delannoy. . En l'absence de textes réellement restrictifs, les délibérations municipales qui ont été prises pour en interdire l'installation ont été retoquées par la préfecture. Ils font face à une série d'assignations en justice, de la part du Préfet et des trois opérateurs principaux. Il a reçu le soutien dans l'assistance de plusieurs élus de la métropole, dont celui d'André Laurent, adjoint à Villeneuve-d'Ascq, d'Alain Vantroy, de Hem, et du représentant d'un collectif de Toufflers qui vient de voir implanter un mât de 27 m à moins de 20 m de ses habitations !
Sur une question d'un élu de Willems, on a réglé aussi la question du Wi-Fi dans les écoles : « C'est non, a lancé Pierre Le Ruz,ni dans les écoles, ni dans les usines et les bureaux, il faut abandonner les liaisons sans fil et revenir au système filaire ! »• E. D. (CLP) .
CRIIREM : Centre de recherche et d'information indépendant sur les rayonnements électromagnétiques non-ionisants
www.criirem.org